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Estelle  Jouili

Estelle Jouili

L’itinéraire d’Estelle Jouili s’inscrit d’emblée sous le signe d’une maturité plastique inhabituelle : Estelle Jouili se révèle très tôt comme une enfant précoce, pour qui la création constitue un langage naturel. Dès l’âge de 4 ans, elle commence à peindre pour ensuite exposer dès ses 15 ans, en France et en Allemagne, annonçant la naissance d’un regard singulier.

Depuis 2014, son travail circule régulièrement en France, aux États-Unis, en Europe et en Chine, témoignant de la capacité de son œuvre à se déplacer entre des contextes culturels variés sans perdre son intensité propre. En 2017, sa sélection parmi les dix artistes du Centre d’Art et de Création d’Aulnay la propulse sur la scène internationale, exposant pendant un an en Chine, confirmant ainsi l’intérêt international pour son langage pictural.

Si la peinture constitue son territoire d’origine, la poésie occupe chez elle une fonction parallèle et complémentaire. Son entrée dans la collection Poésie de Flammarion, avec Un angle obtus (2017), marque la reconnaissance d’une écriture qui partage avec son geste pictural une même densité et singularité émotionnelles. Estelle Jouili ne juxtapose pas les disciplines : elle en révèle la porosité, proposant une œuvre où rythme, souffle, intensité lumineuse et construction sensible se répondent.

Sa peinture — comme sa poésie — interroge ce que peut un geste retenu, un silence chromatique, une forme qui se dissout à mesure qu’elle apparaît. l’art d’Estelle Jouili s’inscrit dans une réflexion sur la couleur, ses puissances d’organisation et ses effets d’espace. En cela, elle s’inscrit dans une lignée de peintres tels que Matisse et Nicolas de Staël pour qui la couleur est pensée comme climat, la forme comme condensation d’une expérience intérieure, et la surface comme lieu de passage plutôt que comme objet.

L’abstraction qu’elle propose est à la fois lyrique, instinctive et construite : un espace où la couleur devient énergie, et où le geste laisse affleurer des formes limites entre figuration et effacement. Ses toiles procèdent d’un travail du corps, toujours en relation avec le rythme, le souffle et les forces qui traversent la matière.

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